English version below:
À la fois très controversé et incontournable, difficile de ne pas apercevoir dans le paysage photographique l’américain Terry Richardson. Bien connu pour ses clichés de célébrités, souvent croquées nues dans des poses qui ne laissent absolument aucune place à l’imagination, on se doute que cette façon de nous mettre son désir brûlant en plein visage, appuyé par une parfaite maîtrise du flash et de l’esthétique du paparazzi, provoque et vend, un peu comme les publicités d’American Apparel.
Richardson s’intéresse aussi à la culture « kitch », aux panneaux le long des boulevards, avec leur graphisme criard et leurs slogans simplistes, à double sens ou qui font sourire jaune.

Cela pourrait faire penser aux Shards of America du canadien Phil Bergerson, qui a le don de dénicher des messages semblables, des vitrines intrigantes ainsi que des morceaux choisis de petites villes américaines en train de disparaître. La démarche de Bergerson est toutefois tellement sensible et réfléchie que la comparaison semble un peu injuste.


Pourtant, Terry Richardson sait prendre de bonnes photos, comme ici de Lady Gaga :

Ou encore ici de la ville de New York :

Mais il faut les chercher, comme une épingle dans une botte de foin. Et on se demande pourquoi il ne prend pas davantage d’images comme celles-là.
English version:
Paparazzi
Both a highly controversial and a key player, it is impossible not to notice Terry Richardson in the American photographical landscape. Well-known for his portraits of celebrities, often shot naked in poses that leave absolutely no room to the imagination, this method of putting his burning desire right in your face, backed with a perfect mastery of flash and of the paparazzi’s aesthetic, likely provokes and sells, somewhat like the American Apparel ads.
Richardson is also interested in kitsch culture, signs along boulevards, with their flashy graphics and simplistic slogans, that have a dual meaning or that make you simultaneously grin and grind your teeth.

This could resemble Shards of America by the Canadian Phil Bergerson, who has a gift for capturing similar messages, intriguing shop windows, as well as selected fragments of small American towns on the verge of disappearance. However, Bergerson’s approach is so sensitive and thoughtful that the comparison appears somewhat unfair.


This said, Terry Richardson sure knows how to make good photographs, such as here of Lady Gaga:

Or also here of New York City:

But they have to be dug out, like a needle in a haystack. And it makes us wonder why is he not shooting more images such as these ones.