Norge

English version below:

Vu : la deuxième étape de la création de la pièce Norge, une production du Théâtre Humain présentée au MNBAQ les 28 et 29 mars dernier, et interprétée par Kevin McCoy, auteur, acteur et metteur en scène, Esther Charron, pianiste, et Arielle Warnke St-Pierre, dnseuse.

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Photo : Sans titre et sans date, Kevin McCoy, source.

En entendant les commentaires émis par les spectateurs lors de la discussion qui a suivi la représentation, je me suis demandé si le public ne ressent pas encore un certain malaise, bien que la danse contemporaine existe depuis longtemps, à voir bouger et à entendre respirer d’aussi près les danseurs. Serait-ce devenu une expérience trop intime, alors que les gens, vissés à leur téléphones intelligents, semblent de moins en moins en contact avec ce qui les entoure ? Pourtant, en plus d’être absolument magnifique, Arielle Warnke St-Pierre possède une présence incroyable permettant, là où les mots manquaient au récit, d’exprimer l’insaisissable.

Sur une trame sonore d’une grande richesse, l’histoire est tout simplement formidable, à la fois amusante et bouleversante, personnelle et universelle, nous renvoyant à nos propres grands-parents, au peu finalement que l’on connait d’eux, et au fait que l’on aurait aimé les connaître davantage. En attendant de voir la prochaine mouture de la pièce l’année prochaine, je pense à ma propre grand-mère maternelle, décédée lorsque j’avais sept ans, à cette très belle photo d’elle et à son sourire.

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Photo : Sans titre, 1943, photographe inconnu.

Merci Jenny (Montgomery, assistante à la mise en scène) de nous avoir invités !

English version:

Norge

Watched: the second development stage of the play Norge, a Théâtre Humain production presented at the MNBAQ last March 28th and 29th, and performed by Kevin McCoy, playwright, actor and stage director, Esther Charron, pianist, and Arielle Warnke St-Pierre, dancer.

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Photo: Untitled and undated, Kevin McCoy, source.

When I heard the comments made by the audience during the discussion that followed the play, I wondered whether spectators still feel a certain uneasiness, even though contemporary dance has existed for a long time, when dancers move and breathe so close to them. Has such an experience become too intimate, considering that people, captivated by their smart phones, seem less and less in contact with their surroundings? Yet, in addition to being absolutely stunning, Arielle Warnke St-Pierre has an powerful presence capable of, when words failed to tell the story, conveying the elusive.

With a rich soundtrack, the story is simply amazing, both funny and moving, personal and universal, sending us back to our own grandparents, to the little information that we know about them, in the end, and to the fact that we would have liked to know them better. While waiting to watch the next version of the play next year, I think about my own maternal grandmother, deceased when I was seven years old, about this beautiful photograph of her and about her smile.

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Photo: Untitled, 1943, unknown photographer.

Thanks to Jenny (Montgomery, assistant stage director) for having invited us!