Lu : « Entrons, ensemble, dans la résistance », un article écrit par Stéphane Thellen et paru dans la section « Libre opinion » du journal Le Devoir le 27 décembre 2024.
Comme le résumait alors Thellen, les raisons d’être pessimiste sont légions et les : « perturbations à l’horizon […] ont de quoi glacer le sang », un constat sans doute fait un nombre incalculable de fois dans le passé, mais qui semble quand même toujours plus angoissant lorsqu’il est prononcé de nouveau.


Photo : référence égarée (peut-être Alice Lévêque, 1993- ), et estampe : M.C. Escher (1898 – 1972), The Second Day of the Creation, 1925.
Surtout lorsque des politiciens maintenant au pouvoir dans notre propre parlement attribuent nos problèmes aux autres (les immigrants). Les suites habituelles et désagréables d’un tel dérapage sont pourtant bien connues.
Surtout lorsqu’un concert de voix ne cesse de marteler qu’il faudrait doubler, au cours des vingt-cinq prochaines années, une capacité de production hydroélectrique bâtie sur près d’un siècle et demi (le premier barrage au Québec a été érigé en 1885 sur la rivière Montmorency), qu’il faudrait creuser ce troisième lien sous le fleuve, alors que ce projet de plus de 10 G$ a été rejeté à maintes reprises, qu’il faudrait exploiter encore plus goulûment les ressources naturelles qu’il nous reste et nous réarmer parce que notre plus grand partenaire commercial et militaire vient de changer d’idée.
Le tout sans jamais remettre en question notre consommation, alors que le Canada est un des pays les plus énergivores de la planète et que nous n’avons même pas les moyens d’entretenir, pour ne nommer que ceux-là, les barrages, les ponts et les avions de chasse que nous avons déjà (l’Aviation royale canadienne a reçu ses premiers F-18 en 1982).
On essaye de se rassurer, mais ce n’est pas évident. Aussi, face au fatalisme, Thellen appelle à se concentrer sur : « les possibles » et sur le : « travail de l’espoir ».


Illustration : Paul au Parc, La Pastèque, 2011, Michel Rabagliati (1961- ) et photo : référence égarée (peut-être Alice Lévêque, 1993- ).
Voilà justement le printemps qui arrive, enfin, apportant avec lui avec la promesse de l’été. Ouf !


Toiles : The Earth is Blue, 2026, et The Spinnaker, 2025, Jef Bourgeau (1950- ).